first_imgCO2 : les émissions devraient augmenter de 20% d’ici à 2035D’ici à 2035, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) mondiales pourraient augmenter de 20%, engendrant alors une augmentation de la température de plus de 3,5°C, quand les experts recommandaient de ne pas dépasser une limite de 2°C. Tel est l’inquiétant bilan publié ce mercredi 9 novembre dans le rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).L’AIE a publié ce mercredi un rapport annuel alarmant. Elle y affirme s’attendre à une augmentation des émissions de CO2 de 20% à l’horizon 2035, qui engendrerait une hausse de la température moyenne de la planète de 3,5°C, quand l’objectif de la communauté internationale était de le limiter à 2°C. Une ambition qu’il n’est désormais plus envisageable, ont alerté des chercheurs dans une récente étude (voir notre article). À lire aussiQui est Greta Thunberg, proposée pour un prix Nobel à seulement 16 ans ?L’AIE se montre elle aussi très pessimiste, estimant que “la porte des deux degrés est fermée” si les gouvernements ne mettent pas en place de nouvelles actions avant 2017. Et si les Etats venaient à renoncer à leurs engagements déjà pris, c’est une hausse de la température de 6°C qui pourrait être enregistrée.Avec une augmentation de 20%, les émissions de CO2 atteindront en 2035 quelque 36,5 gigatonnes. Les émissions rejetées entre 2010 et 2035 représenteront alors les trois quarts des émissions des 110 dernières années, souligne l’AIE. L’agence enjoint alors aux gouvernements d’investir au maximum, et le plus vite possible, dans le développement des technologies “propres”, comme le captage et le stockage de CO2 notamment.Une pollution qu’aggraverait une sortie du nucléaireLe rapport s’inquiète en outre de l’arrêt de nombreuses centrales nucléaires, et de la volonté de plusieurs pays d’abandonner cette énergie suite à la catastrophe de Fukushima. En 2035, les capacités nucléaires pourraient avoir diminué de 15%, et rendre la lutte contre le réchauffement climatique encore “plus difficile et plus coûteuse”, alerte l’agence. Une telle diminution de la part du nucléaire dans la production énergétique devra être compensée, et les Etats pourraient alors se tourner vers le charbon ou le gaz, des énergies très polluantes.Le 9 novembre 2011 à 19:44 • Maxime Lambertlast_img